Bruce lit / L’amour que nous ne ferons JAMAIS ensemble (Serge Gainsbourg)

Focus : Lemon Incest par Serge Gainsbourg et Frédéric Chopin

Voici deux ans que je m’étais engagé auprès de Tornado à écrire cet article sur Serge Gainsbourg mon idole. Mais comment écrire sur ce génie absolu aux vies aussi multiples qu’un David Bowie et qui aura séduit et scandalisé pendant 40 ans la France et les Français ? Comment lui rendre hommage sans tomber dans l’académisme ou le copier coller de l’article (de qualité ) lui étant consacré sur Wikipedia ?

Une chose était sûre : je ne voulais pas m’emmerder à vérifier les dates clés de sa carrière alors que j’ai lu la,plupart des bouquins lui étant consacrés. Donc, voilà : il n’y aura pas un mais plusieurs articles sur Gainsbourg en fonction de l’accueil qui sera réservé à celui-ci. Selon la chanson que j’aurai choisi, je brosserai le portrait du Gainsbourg de l’époque et du contexte en France. Comme une pièce de puzzle ou d’une biographie que l’on lirait dans le désordre. ( extrait du article « L’amour que nous ne ferons JAMAIS ensemble (Serge Gainsbourg) » par Bruce Tringale )

Antigeek Superstar (La story de Marilyn Manson) par Bruce Tringale

Il fascine autant qu’il révulse. Et alors que tous ses pairs sont progressivement rentrés dans le rang tel son père spirituel Alice Cooper, Marilyn Manson continue de provoquer des hauts le coeur à tous les puritanismes. Musicien, chanteur mais aussi acteur, peintre, fabriquant d’absinthe (!) cinéphile averti et commentateur de la décadence occidentale, Marilyn Manson avait toute sa place sur un site traitant de la culture geek, car il en fut le dernier ambassadeur du siècle dernier ; celui qui fut pointé du doigt par tous les détracteurs de rock et de jeux vidéos lorsque deux désaxés entreprirent de massacrer leur lycée en portant ses tee-shirt.

Aujourd’hui ce genre de tuerie est perpétré par des golfeurs friqués sans que personne ne se demande s’il faut fermer tous les cours de golf et surtout que perdure l’accès aux armes en self service aux Etats Unis. Cavalier apocalyptique de la Pop Culture pas encore appelée culture geek, voici son histoire et son héritage que vous pourrez découvrir sans être un spécialiste rock.

Cet article est dédié à l’ami Julien Lordinator du Lesbian Geek pour ses conseils durant la préparation de l’article. Et une bise affectueusement décadente à ma nouvelle camarade de jeu Edwige Dupont qui m’a gratifié en un temps record du beau tableau que vous retrouverez en fin d’article. ( extrait du article « La story de Marilyn Manson » par Bruce Tringale )

Création pour le blog de l’artiste Edwige Dupont. On reparle d’elle bientôt.
Création pour le blog de l’artiste Edwige Dupont. On reparle d’elle bientôt.

Ouest-France / 10/01/2017

 

 

L’hommage de la dessinatrice Edwige Dupont à Charlie Hebdo.

La dessinatrice originaire de Loire Atlantique Edwige Dupont est connue pour avoir exposé des « Portraits d’écrivains » à la médiathèque de Pornic (Pays-de-la-Loire). Aujourd’hui, elle rend hommage à Charlie Hebdo, 2 ans après l’attentat. Guidée par son mentor Charb disparu avec 10 autres personnes lors de la tuerie du 7 janvier 2015, dans les locaux de Charlie Hebdo, à Paris (Île-de-France), Edwige Dupont a décidé de marquer ce douloureux anniversaire avec une création pleine de symboles. Cette artiste installée à Pornic (Loire-Atlantique) depuis 2010, s’est entourée d’un photographe professionnel pornicais, Dominique Masson et du graphiste Stef Création pour réaliser une mise en scène, pensée et photographiée. La photographie a été postée sur sa page facebook samedi.

« Comme un déclic »

Après les attentats du 7 janvier 2015, Edwige Dupont a « comme un déclic. J’ai toujours été passionnée par Charb, alors rédacteur en chef de Charlie Hebdo et victime de la tuerie. » Elle est fascinée par la personnalité du dessinateur, ses coups de gueule, son travail. « Je venais de subir une greffe, je devais rester allonger face à ma télé. L’attentat a provoqué en moi, un choc. L’horreur tournait en boucle sur l’écran de télé. J’ai compris que je devais me lancer dans ce que j’avais toujours voulu faire : dessiner. Les membres de l’équipe de Charlie m’ont fait rêver chacun leur tour. Ils m’ont fait rire et instruite », confie la dessinatrice.

« Un fauteuil roulant symbole de la douleur »

À cette même époque, Edwige Dupont vit un autre combat. Meurtrie dans son corps, « à travers leur mort, ils m’ont fait renaître. Les gens étaient en furie contre les terroristes. Je l’étais face à mon handicap ». Souhaitant rendre un hommage singulier aux victimes de l’attentat de Charlie Hebdo, deux ans après, jour pour jour, Edwige Dupont a imaginé cette mise en scène, immortalisée par Dominique Masson. « Cette photographie, je l’ai pensée et visualisée. Tout ce qu’on nous avait interdit, ce jour-là, devait être présent sur cette photo. Je voulais que la culture soit représentée par les livres, le dessin de la peinture sur le corps, donc la nudité. Le fauteuil roulant ne représente pas ma personne ni ma condition physique mais tous ces gens qui ont été abîmés physiquement et psychologiquement, explique l’artiste pornicaise. La plume en main symbolise nos espoirs, l’écriture, la liberté d’expression. Mes portraits, qu’on devine en arrière-plan, d’écrivains, auteurs et artistes qui m’inspirent, je les aime tous, très fort. »

« Et toute l’équipe de Charlie disparue tragiquement brille toujours là haut, souffle la dessinatrice. Ils m’accompagnent. Ils m’aident à avancer dans mes projets artistiques. Charb est là pour me dire, allez, debout ! marche ma grande, combat le poing levé ! »

En tout cas, armée de ses crayons de bois, Edwige Dupont continue leur combat à travers ses créations.

Ouest-France / 16/07/2017

Edwige Dupont a la « boulimie créative »

On l’avait quittée dessinatrice, avec ses superbes portraits d’écrivains, puis d’auteurs de BD. La voilà à présent qui peint. Toujours avec talent. Edwige Dupont, alias ED, n’a pas fini de nous surprendre. « Je suis atteinte de boulimie créative ! Depuis un peu plus d’un an, je me suis mise au dessin et puis l’appel de la peinture m’a rattrapée. Depuis, elle me colle à la peau. »

La jeune Pornicaise a, tout le monde le reconnaît, de l’or au bout des doigts. Elle crée comme d’autres respirent. « Je m’impose une cadence de travail assez dense, mais toujours en musique, et en y prenant un réel plaisir », confie-t-elle. « Je suis à la recherche de la meilleure forme d’expression, au moment opportun. J’ai commencé par le dessin, dont j’avais des notions, je m’autorise aujourd’hui toutes les techniques, quitte à ne pas maîtriser ! »

Dessin, peinture, pastel, encre, mais aussi photo, écriture: « Je collabore avec Ian Dayeur, auteur-compositeur, mais j’ai aussi un contact privilégié avec Gess, qui est auteur de BD, et m’apporte son soutien : ces personnes sont précieuses », assure Edwige Dupont.

« J’essaie de transmettre certains messages, avec la sensibilité qui m’est propre, cela peut témoigner d’une souffrance à vif : l’art peut parfois dénoncer, surprendre, mais aussi panser… »

Elle a fait son adage, de cette phrase de Nietzsche:« Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. »Fragile jeune femme, à l’extérieur, l’artiste peut soulever des montagnes, comme pour peaufiner sa prochaine exposition.

« J’ai souhaité détourner des paroles de la chanson Thriller, à mon profit, en utilisant Paralysed, comme titre d’exposition, qui est devenu Paralyz ED, en adéquation avec moi-même. »

La Ville de Pornic a décidé de donner un coup de pouce à l’artiste, en lui ouvrant les portes de l’ancienne caserne de pompiers. « Un lieu brut, qui se prête complètement à mon univers ! », apprécie-t-elle. Les visiteurs pourront découvrir ses toutes dernières productions, des peintures grand format, sur des journaux anciens ou des pages de vieux livres et, bien sûr, retrouver ses magnifiques portraits d’auteurs, au crayon.

Du 22juillet au 6août, au 24, rue de la Marine. Exposition ouverte de 10 h à 13 h et de 18 h à 21 h. Fermé le lundi. Entrée libre.

Le Courrier du Pays de Retz / 23/09/2016

La galerie de portraits d’Edwige Dupont

La Pornicaise avait dû arrêter ses études d’art. Mais l’attentat contre Charlie Hebdo en 2015 l’a amenée à ressortir ses crayons. Seize de ces portraits sont exposés à Pornic.

Pornic. Tout a recommencé après l’attentat dans les locaux de Charlie Hebdo et la disparition de dessinateurs Charb. Edwige Dupont avait arrêté de dessiner mais ce 7 janvier 2015, la Pornicaise reprend ses crayons. Dans la position allongée à laquelle elle est tenue, après avoir subi une opération qui la cloue au lit, Edwige suit en boucle les événements à la télévision.Dessiner Charb, sa référence en termes de dessin et « ses coups de gueule », qu’elle admire pour « son talent fou » et « son côté naturel », devient alors, malgré la douleur, un « besoin viscéral », soutenue qu’elle est par un sentiment de proximité avec la victime. Dessiner Charb, mais aussi les autres, des portraits puis d’autres dessins au gré de son inspiration.

La planche à dessin, planche de salut

Depuis, rien ne l’arrête. Les liens qu’elle établit entre littérature, une autre de ses passions, et dessin constituent pour elle une intarissable source d’inspiration. Grâce au dessin, qu’il soit au crayon ou au fusain, penchée sur sa planche, elle se sent renaître, « comme une fleur qui éclôt ». À raison d’au moins une réalisation par jour, ce sont à présent plusieurs centaines de dessins qui emplissent ses cartons.Aujourd’hui, celle qui s’est installée à Pornic en 2010 expose seize de ses réalisations, seize portraits d’écrivains masculins, d’Albert Camus à Michel Houellebecq en passant par Aimé Césaire et Patrick Pelloux à la médiathèque de Pornic, des portraits que côtoie une lettre de remerciements à tous ceux qui l’ont soutenue et tout particulièrement à « son étoile ». Une exposition pour laquelle elle a reçu les encouragements du dessinateur Gess.

Un parcours atypique

Née à Reims voilà près de quarante ans, Edwige Dupont a d’abord obtenu un CAP de fleuriste, une première orientation conforme à son « côté manuel » avant d’obtenir son bac et de « faire un passage dans la police nationale ». Mais sa vocation, Edwige le savait déjà, n’était pas là : attirée qu’elle était dès la fin de l’école primaire par le « monde des arts ». Reçue à 31 ans à l’École supérieure des arts modernes – design de Paris, elle allait, assoiffée de connaissances, découvrir pendant un an peinture, dessin, photo, infographie. « Une année très dense, riche émotionnellement » mais très fatigante du fait des déplacements quotidiens, une année où elle allait « remplir tout le vide qu’elle pouvait ressentir en elle », marquée par ses professeurs Laure-Catherine Semmer dont elle « buvait les paroles » et Steeven Mouran, un professeur de dessin passionné, mais aussi par une autre élève, Yolanta, qui l’impressionne par « sa technicité et son intelligence du cœur ». Edwige Dupont doit abandonner sa formation et entrer à l’école des Beaux-arts comme « modèle pour dessin académique ». Elle sera admise par la suite au difficile concours d’entrée à l’école Blot, mais là encore, elle ne pourra pas donner suite à son projet.

Aujourd’hui, Edwige Dupont ne quitte plus ses crayons et l’artiste vise « l’hyperréalisme », un domaine où l’on ne distingue plus une réalisation faite à la main (dessin ou peinture) d’un cliché photographique. Elle envisage également de produire et exposer davantage et pourquoi pas de faire des illustrations, donner des cours et tenter de vivre de son art.

Exposition Portraits d’auteurs jusqu’au 1er octobre aux jours et heures d’ouverture de la médiathèque. Entrée libre. contact : page facebook Edwige Dupont — Marion Vallée /Le Courrier du Pays de Retz

Ouest France / 29/08/2016

Edwige dessine des portraits criants de vérité

Edwige Dupont sur sa table à dessin, où elle exprime à grands coups de crayon les visages de ceux qui l’inspirent. Edwige Dupont sur sa table à dessin, où elle exprime à grands coups de crayon les visages de ceux qui l’inspirent. | Installée à Pornic depuis 2010, Edwige Dupont expose pour la première fois ses « Portraits d’écrivains », à la médiathèque Armel-de-Wismes, le vendredi 9 septembre.

À 39 ans, Edwige Dupont s’est « trouvée », comme elle dit. À Pornic depuis 2010, son chemin de vie a été, comme pour tout un chacun, semer d’embûches. Aujourd’hui, apaisée, elle laisse aller, du bout de ses crayons noirs, ses impulsions.

Passionnée par la littérature et ceux qui la font, elle dessine des portraits saisissants, d’auteurs ou de personnalités qui l’inspirent. Elle exposera pour la première fois ses « Portraits d’écrivains » à la médiathèque Armel-de-Wismes de Pornic, dans le cadre des Vendredis d’Armel et d’une rencontre avec l’écrivain Marie Nimier qui viendra y dédicacer son nouvel ouvrage, vendredi 9 septembre, à 20 h. Là, les curieux pourront découvrir une vingtaine de dessins au crayon réalisés par Edwige Dupont. Entre Michel Houellebecq, Charb, Michel Onfray, Yann Moix, Erik Orsenna, Eric-Emmanuel Schmitt…

De la police au dessin

En passant par des comédiens et autres visages très fidèlement reproduits, les dessins d’Edwige Dupont ne laissent pas indifférent. Originaire de Reims, elle a été fonctionnaire de police, adjointe de sécurité dans une brigade de jours pendant trois ans. Mais l’envie de « changer de vie » pointe le bout de son nez et en 2006, déterminée, elle décide d’intégrer l’école supérieure des arts modernes (ESAM) à Paris. « Je me suis donnée à fond et j’ai vraiment appris l’histoire de l’art en particulier grâce à Laure-Caroline Semmer, une professeur passionnée et passionnante. Je buvais ses paroles ». Edwige Dupont ressort de cette école avec un diplôme d’infographie. Mais, « je sentais bien que ce n’était pas encore ça. J’avais besoin de produire quelque chose et que cela sorte de mes tripes », confie la jeune femme.

Après les attentats du 7 janvier 2015, Edwige Dupont reçoit en pleine face l’horreur qui tourne en boucle sur sa télévision. Passionnée par Charb, alors rédacteur en chef de Charlie Hebdo et victime de la tuerie, Edwige Dupont a comme un déclic. « Je venais de subir une greffe, je devais rester allonger face à ma télé. L’attentat a provoqué en moi, un choc. J’ai compris que je devais me lancer dans ce que j’ai toujours voulu faire : dessiner au crayon de bois. »

Elle dessine son premier portrait, celui de Charb, « guidée » par son mentor disparu. Viscéralement habitée par le besoin d’exprimer au crayon de bois et sur papier, les nuances et les profondeurs qui animent les visages, depuis, Edwige Dupont dessine des portraits criants de vérité.