Ouest-France / 16/07/2017

Edwige Dupont a la « boulimie créative »

On l’avait quittée dessinatrice, avec ses superbes portraits d’écrivains, puis d’auteurs de BD. La voilà à présent qui peint. Toujours avec talent. Edwige Dupont, alias ED, n’a pas fini de nous surprendre. « Je suis atteinte de boulimie créative ! Depuis un peu plus d’un an, je me suis mise au dessin et puis l’appel de la peinture m’a rattrapée. Depuis, elle me colle à la peau. »

La jeune Pornicaise a, tout le monde le reconnaît, de l’or au bout des doigts. Elle crée comme d’autres respirent. « Je m’impose une cadence de travail assez dense, mais toujours en musique, et en y prenant un réel plaisir », confie-t-elle. « Je suis à la recherche de la meilleure forme d’expression, au moment opportun. J’ai commencé par le dessin, dont j’avais des notions, je m’autorise aujourd’hui toutes les techniques, quitte à ne pas maîtriser ! »

Dessin, peinture, pastel, encre, mais aussi photo, écriture: « Je collabore avec Ian Dayeur, auteur-compositeur, mais j’ai aussi un contact privilégié avec Gess, qui est auteur de BD, et m’apporte son soutien : ces personnes sont précieuses », assure Edwige Dupont.

« J’essaie de transmettre certains messages, avec la sensibilité qui m’est propre, cela peut témoigner d’une souffrance à vif : l’art peut parfois dénoncer, surprendre, mais aussi panser… »

Elle a fait son adage, de cette phrase de Nietzsche:« Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. »Fragile jeune femme, à l’extérieur, l’artiste peut soulever des montagnes, comme pour peaufiner sa prochaine exposition.

« J’ai souhaité détourner des paroles de la chanson Thriller, à mon profit, en utilisant Paralysed, comme titre d’exposition, qui est devenu Paralyz ED, en adéquation avec moi-même. »

La Ville de Pornic a décidé de donner un coup de pouce à l’artiste, en lui ouvrant les portes de l’ancienne caserne de pompiers. « Un lieu brut, qui se prête complètement à mon univers ! », apprécie-t-elle. Les visiteurs pourront découvrir ses toutes dernières productions, des peintures grand format, sur des journaux anciens ou des pages de vieux livres et, bien sûr, retrouver ses magnifiques portraits d’auteurs, au crayon.

Du 22juillet au 6août, au 24, rue de la Marine. Exposition ouverte de 10 h à 13 h et de 18 h à 21 h. Fermé le lundi. Entrée libre.

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